Le beau

Est ce qui donne à voir

L'innocence du monde

Aussi longtemps

Que je garderai vivant

Tout mon poids de faiblesse humaine

Je ne cesserai de crier

De toutes mes forces

La lune peignait ses cheveux avec un déméloir d'ébène qui argentait

d'une pluie de vers luisants les collines, les prés et les bois.

Tous ces jours passeront; ils passeront en foule

Sur la face des mers, sur la face des monts,

Sur les fleuves d'argent, sur les forêts où roule

Comme un hymne confus des morts que nous aimons.

Je t'apporte l'enfant d'une nuit d'Idumée !

Noire, à l'aile saignante et pâle, déplumée

Je suis né romantique et j'eusse été fatal

En un frac très étroit aux boutons de métal

Le beau

Est ce qui donne à voir

L'innocence du monde

Aussi longtemps

Que je garderai vivant

Tout mon poids de faiblesse humaine

Je ne cesserai de crier

De toutes mes forces

La lune peignait ses cheveux avec un déméloir d'ébène qui argentait

d'une pluie de vers luisants les collines, les prés et les bois.

Tous ces jours passeront; ils passeront en foule

Sur la face des mers, sur la face des monts,

Sur les fleuves d'argent, sur les forêts où roule

Comme un hymne confus des morts que nous aimons.

Je t'apporte l'enfant d'une nuit d'Idumée !

Noire, à l'aile saignante et pâle, déplumée

Je suis né romantique et j'eusse été fatal

En un frac très étroit aux boutons de métal